François de Mazières répond à un article de Valeurs Actuelles

Avant la publication d’un droit de réponse dans l’hebdomadaire, François de Mazières clarifie les différents points abordés par l’article « Versailles : Municipales pour tous », paru dans le dernier numéro de Valeurs actuelles.

« L’hebdomadaire Valeurs Actuelles consacre aux élections municipales à Versailles un long article, dont le moins que l’on puisse dire est qu’il est très critique à mon égard.
Il me semble donc important de rétablir plusieurs faits.

Mariage pour tous

Je me serais « raccroché aux wagons » de la Manif pour tous, après avoir été « surpris » par son succès. Cette analyse est immédiatement démentie par le fait que j’étais présent dès la toute première manifestation, le 17 novembre 2012, où j’étais d’ailleurs l’un des très rares élus nationaux. J’ai été l’un des fondateurs de l’Entente parlementaire pour la famille, j’ai signé des tribunes, je suis intervenu dans les médias, et je fus ensuite l’un des députés les plus présents lors de l’examen du projet de loi, avec une quarantaine d’interventions dans l’hémicycle, dont deux questions orales au gouvernement, et 90 heures passées à l’Assemblée sur ce débat. Je n’en aurais pas fait autant si mes convictions avaient été « floues », ou si j’avais voulu me « cacher ». L’hebdomadaire rappelle une « erreur de vote » à l’Assemblée, sur l’un des articles de la loi Taubira : 144 erreurs de votes ont été comptabilisées sur ce seul projet de loi… Elles sont très fréquentes du fait des procédures de vote, purement matérielles, immédiatement rectifiées et ne font jamais l’objet de ce type d’exploitation médiatique. Cité en exemple dans l’article, Henri Guaino en a été lui-même victime lors du vote solennel et final de la loi Taubira.

Si je n’étais pas présent lors de la manifestation à Versailles en février 2013, c’est qu’elle avait lieu le premier jour de l’examen du projet de loi en séance publique. Comme bien d’autres députés de l’opposition, j’ai estimé que mes électeurs m’avaient élu avant tout pour faire mon travail à l’Assemblée. C’est le message que j’ai passé aux manifestants depuis l’hémicycle, où le combat faisait rage et où la présence de chaque député d’opposition comptait. Le compte-rendu de l’Assemblée nationale atteste de ma présence de l’hémicycle ce jour-là ; il aurait donc été facile de vérifier que je n’étais pas « dans la foule »…

L’article omet finalement de préciser que j’ai ouvert la dernière Manif pour tous à Versailles, en décembre 2013.

Ouvrages en bibliothèque

9000 ouvrages sont achetés chaque année par les bibliothécaires de Versailles. Les ouvrages incriminés ont été achetés il y a plusieurs années. On en publie aujourd’hui les titres, à un mois des élections municipales, en cherchant à me dénigrer. Après le signalement de ces quelques livres, j’ai eu l’occasion de vérifier qu’ils ne sont pas en fait en accès direct dans les rayonnages, mais empruntables uniquement par des adultes.

Intervention à l’école Marcel-Lafitan

Dans ce même contexte électoral, on agite le fait qu’une école primaire avait invité, dans le cadre d’un atelier sur la poésie, un auteur qui s’est révélé être un travesti. Je comprends bien sûr l’inquiétude des parents, et nous nous sommes immédiatement mis en relation avec l’inspection. Mais la pédagogie dans les écoles n’est pas de la compétence de la Ville, et le Maire n’avait donc nullement été informé de l’invitation de cet intervenant…

Ecoles privées hors contrat

A la demande des services de la Justice préoccupées, à la suite des violences à Trappes l’été dernier, de l’absence de contrôle sur la création d’écoles coraniques, j’ai relayé comme député une question au ministre de l’éducation nationale pour lui demander de clarifier une situation juridique confuse afin de nous permettre d’agir pour éviter que la liberté scolaire, principe non négociable, ne soit détournée pour abriter des dérives communautaires. La formulation en était très claire, et il me semble que c’est une inquiétude que nous pouvons tous partager. Laisser croire que cette question ait pu être dirigée contre les établissements catholiques, dont je suis moi-même issu et que je défends dans l’exercice de mes mandats, est un mensonge répandu par une liste concurrente et qu’il est fort regrettable de voir repris dans cet article comme  » une ultime provocation du pouvoir municipal ».

Richaud

L’ancien hôpital Richaud de Versailles a été acheté par l’État pour 3,7 millions d’euros, qui l’a laissé tomber en ruine pendant dix-huit ans, puis a été squatté et incendié. Le Conseil Général des Yvelines avait renoncé à y installer ses bureaux, devant le coût élevé de la réhabilitation du site. En 2008, j’en ai fait une priorité. En deux ans, nous avons réussi à sauver ce bâtiment classé, tout en permettant à la Ville de Versailles, sans débourser un centime, de récupérer les jardins qui deviendront publics et la superbe chapelle désaffectée. En outre, les Versaillais bénéficieront, sur le site rénové, d’une crèche municipale de 66 berceaux, d’une résidence sociale étudiante de 82 logements, de 2.000 m² de commerces, 1.300 m² de bureaux et 330 appartements de standing. La vente de la partie neuve a permis de financer la rénovation de l’ancien et de donner ainsi au projet un indispensable équilibre économique. Il aura fallu pour cela intéresser au projet tour à tour les ministères des finances et de la culture, un architecte de réputation mondiale, Jean-Michel Wilmotte, et un investisseur privé, Norbert Dentressangle. Dans cette opération, grâce à notre travail, l’Etat a pu revendre ce bâtiment, pourtant quasiment en ruines, pour 11 millions d’euros. Il ne saurait y avoir de pertes pour la Ville, puisqu’elle n’était pas propriétaire : il n’y a que des bénéfices (chapelle, jardins, activités nouvelles et davantage de Versaillais pour faire vivre notre cité). Les allégations d’Henry de Lesquen, dont le journal se fait l’écho, sont donc non seulement infondées mais aussi totalement délirantes. Rappelons d’ailleurs qu’elles font l’objet d’une plainte en diffamation.

Jardin des Etangs Gobert

Quant à cette histoire de « banc », rappelons que les étangs Gobert sont l’une des plus belles réhabilitations de ce mandat ; promis à la destruction, dans un aménagement global chiffré à plus de 47 millions d’euros, ils ont été sauvés et remis en valeur, dans le cadre d’un projet renégocié avec notamment une économie globale qui avoisinera 20 millions d’euros.

Ce jardin traversant constitue un nouveau point d’entrée de ville, à proximité de la gare des Chantiers. L’hebdomadaire prétend qu’un « banc » aurait coûté 280 000 euros. En réalité ces 280 000 euros correspondent à un appel d’offres pour la réalisation de 19 bancs en béton, dont 130 000 euros pour une structure de 90 mètres de long, dessinée par l’agence de Michel Desvigne, l’un des plus importants paysagistes contemporains. Il porte dès aujourd’hui la signature de notre ville, à la hauteur de son histoire et de son patrimoine.

L’article indique également que le président de mon comité de soutien en 2008 était Benoît de Saint-Sernin. Là encore, l’erreur est grossière : le président de mon comité de soutien était Maître Dominique Savouré, bien connu des Versaillais.

Toutes ces erreurs auraient pu être aisément évitées, si l’auteur de cet article avait pris la peine de vérifier ses informations et de solliciter une réaction de notre part. Valeurs Actuelles aurait pu ainsi livrer à ses lecteurs une analyse vérifiée, contradictoire et donc équitable. »

François de Mazières

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